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Association des Artisants Laviers & Muraillers de Bourgogne - Pierres qui roulent, notre bulletin d'information.

Saison 13 - L'hiver / La face cachée des pierres

Edito-poême

Il a ce que je vois
Ce que je touche
Ce qui existe

Le grain de la pierre
La trace de l'outil
Le contour, la surface, la forme

Il a ce que je ne vois pas
Ce qui est l'intérieur
Et qui existe

La mémoire du temps
Le souffle de l'espace
Une relation, une sensation, une émotion

Il y a ce que les pierres racontent
Ce qu'elles disent du passé
Ce qu'elles nous murmurent au présent

Quand au futur
Elles en gardent le secret.


Les multiples vies d'une pierre d'ouvrage

Les archéologues et historiens du bâti se sont toujours interrogés sur la pratique du remploi dans la construction.
Ce phénomène a souvent été envisagé comme un particularisme de l’Antiquité tardive tant les blocs sculptés antiques sont nombreux dans les fortifications qui ont été dressées autour des villes d’occident dès la fin du IIIe siècle.
Celles d’Autun, Mâcon, Chalon-sur-Saône, Dijon, Sens, ou encore Auxerre, ne dérogent pas à la règle.
Certains ont vu là une forte fonction symbolique se référant à un passé prestigieux, mais le développement récent de l’archéologie du bâti offre de nouveaux angles de réflexion et montre que le remploi est un phénomène d’ampleur qui concerne toutes les époques.

Les remplois les plus évidents sont dénoncés par la présence d’éléments anachroniques par rapport à l’édification même de la maçonnerie qui les intègre.
C’est le cas à l’abbaye Saint-Germain et à la cathédrale d’Auxerre, où quelques rares éléments sculptés remployés témoignent de la permanence de cette pratique.
Les fragments de sarcophages mérovingiens que l’on retrouve dans les maçonneries de nombreuses églises romanes de Bourgogne en sont un autre exemple.
Comme pour l’Antiquité tardive, ces remplois évidents peuvent en effet évoquer une certaine volonté de mémoire.
Pour autant, il est fréquent d’observer des pierres sculptées remployées dissimulées au regard, certaines parfois retaillées partiellement.
Et finalement se pose la question des blocs de pierre, appareil ou sculpture, qui ont pu être totalement retravaillés.

La pierre d’appareil prise sur des édifices anciens a été très certainement d’un usage pratique pour réaliser de nouvelles constructions, d’autant plus lorsque des ruines ou des bâtiments désaffectés étaient disponibles à proximité.
Ce fut le cas pour les quelques édifices de l’Antiquité tardive et du très haut Moyen Âge construits en contexte urbain, espace progressivement désolé et réintégré durant cette période.
L’essentiel des cités bourguignonnes sont dans ce cas. Mais les monuments antiques, totalement ou partiellement ruinés, ont été une ressource en pierre à bâtir durant tout le long Moyen Âge.
C’est vrai en contexte urbain comme rural, où nombre d’édifices présentent dans leurs maçonneries des pierres, accompagnées parfois des fragments de tegulae1, probablement prélevées sur des édifices gallo-romains proches.
Remployé ou non, le moellon2 reste d’usage le plus courant dans les maçonneries jusqu’à l’époque carolingienne.
Entre le IXe et le XIe siècles, le moyen appareil, fréquent durant l’Antiquité, est réintégré progressivement pour constituer encadrements d’ouvertures, piliers, chaînes d'angles et fondations.
L’abbaye Saint-Germain d’Auxerre en est l’un des exemples les plus remarquables.
Là encore, des remplois de blocs antiques peuvent être évoqués, mais difficiles à identifier en l’absence de traces d’outils ou de modénatures évocatrices.
Même si ce phénomène n’a pas été clairement observé en Bourgogne, il faut enfin évoquer le recyclage des pierres pour fabriquer la chaux nécessaire au mortier.
Comme c’est souvent le cas pour les grands édifices religieux perpétuellement en chantier, les investigations archéologiques montrent fréquemment la superposition stratigraphique de vestiges de différentes époques.
La concomitance de la construction du nouvel édifice et de la déconstruction des structures les plus anciennes apparaît souvent évidente.
La réutilisation est sans doute une manière pragmatique de gérer le chantier.
Sans pour autant évacuer l’interprétation symbolique du remploi dans la construction qui n’est établie que sur le visible, il faut admettre que la réutilisation « discrète » représente vraisemblablement une part nettement plus importante du phénomène.
La proximité de bâtiments détruits ou désaffectés, faisant office de carrières, est à l’évidence une condition nécessaire.
Il s’agit là d’économiser les coûts d’extraction et de transport, qu’il s’agisse d’apport de nouvelles pierres ou d’évacuation de matériaux issus des destructions.
L’usage de pierres déjà sur place présente donc de nombreux avantages tant du point de vue technique qu’économique, d’autant quand le contexte de la construction est complexe, comme ce peut-être le cas en milieu urbain (Dijon, Auxerre, etc.) ou au sommet d’une colline comme à Vézelay.
Dans ce cas il est préférable de parler de recyclage.

1tuiles plates fabriquées durant l'époque Gallo-romaine
2pierre à bâtir

Stéphane Büttner
Docteur en Environnement et Archéologie
Centre d’Etudes Médiévales Saint-Germain/Auxerre
associé UMR ARTeHIS UB/CNRS


PROLONGER avec un débat:
De la récupération à la réversibilité en architecture
entre Ivan Lafarge, archéologue et
Jean-Marc Huygen, ingénieur civil architecte.


Photo : Crédit du Centre d’Etudes Médiévales Saint-Germain/Auxerre.
Elément de bas-relief (XIe s.) en remploi dans la tour Saint-Jean (XIIe s.) de l'abbaye Saint-Germain d’Auxerre (89).


Leçons de pierres

Participer comme néophyte à un chantier de pierre sèche ne permet pas seulement d’apprendre une technique de construction. C’est une expérience riche, porteuse de nombreuses leçons.
C’est une invitation adressée à chacun d’entre nous, comme dans la légende amérindienne du colibri de Pierre Rabhi , à « faire sa part » dans l’aménagement et le ménagement de notre environnement bâti et de nos paysages.
L’ouvrage réalisé est un mur de soutènement de 10 mètres de long et 2 mètres de haut situé dans le village d’Ameugny, en Saône–et-Loire.
Présentant un ventre (déformation pathologique) depuis de nombreuses années, les pluies diluviennes de novembre 2014 l’ont poussé à la rupture.
En tant que propriétaire du mur, initié à la maçonnerie à pierre sèche lors d’un stage au domaine Saint-Laurent (voir « Pierres qui roulent… » Saison 7), j’ai sollicité l’association Laviers et Muraillers de Bourgogne pour organiser un chantier de restauration collaboratif.

Première leçon : s’entendre avec les pierres
Le chantier démarre avec le démontage du mur effondré.
Dès la première pierre déposée (14 tonnes vont suivre) se jouent quelques principes fondamentaux d’organisation, qui vont guider le chantier sur toute la durée:
- Le principe d’économie des matériaux, qui consiste à faire avec ce dont on dispose sur place, ni plus ni moins ;
- Le principe d’économie des gestes, qui consiste à organiser le stock de pierres en optimisant leur accessibilité physique et visuelle;
- Le principe constructif, qui consiste à rassembler les pierres par type (parements, boutisses, remplissage, couvertines, etc).
Occupant une surface de plus de 100 m2, l’organisation de la dépose des pierres est essentielle à la bonne conduite du chantier, à la fluidité des gestes et au moral des troupes.
Elle permet un choix optimal et rapide de ce dont on a besoin, au moment où on en a besoin.
Selon ce qui a été utilisé ou écarté, un réaménagement du stock après chaque journée de travail est un effort très bénéfique pour le lendemain !

Deuxième leçon : apprendre à voir
L’apprentissage de la pierre sèche nécessite l’assimilation d’une multitude de gestes sur le chantier.
Chacun de ces gestes n’étant pas seulement réglé sur l’efficience de la tâche spécifique qu’il réalise, mais aussi sur l’enchaînement d’ensemble dans lequel il s’effectue.
Cet apprentissage exige une dose de concentration, mais en même temps un certain
« lâcher-prise », grâce auquel un rythme s’installe, les gestes se précisent et s’enchaînent de manière plus automatique et moins réfléchie.
C’est dans les multiples allers et retours entre le geste, la pensée et le regard que l’on finit par trouver un juste équilibre entre attention et spontanéité, entre réflexion et intuition.
Et c’est dans ces ajustements progressifs que s’expérimentent les relations entre la pratique et la théorie.
Toute construction, même la plus petite, est une œuvre qui nécessite ces deux types de savoirs pour être réussie.
De même, l’une des clefs de l’apprentissage réside dans ce que j’appelle la juste distance focale.
Dans chaque situation sont simultanément sollicités un regard de détail et un regard d’ensemble.
Dans la coordination entre ces deux distances focales, de nombreuses appréciations, évaluations, et finalement décisions sont engagées, qui elles-mêmes puisent dans la connaissance du matériau et dans l’expérience des techniques de construction.
Cet apprentissage de la juste distance est, à mon sens, l’une des difficultés de la pierre sèche, et en même temps sa beauté et sa noblesse.

En tant que géographe, enseignant dans une école d’architecture, il me semble retrouver dans cette beauté le même type de relation pouvant exister entre l’architecture et la topographie locale, et dont la juste perception conditionne la qualité d’un paysage.

Jean-François Coulais géographe,
professeur à l’Ecole d’architecture de Versailles

Lire l’article dans son intégralité.



Photo : Johan Mary. Jean-François Coulais et son mur de soutènement.

De l'intérieur du mur de pierre sèche


" De prime abord, je vous présente mon parement.
Face visible, surface lisible, animée par l’appareillage, sorte d’écriture que forment mes pierres entre elles, selon l’agencement de leurs contours.
Mon parement est mon apparence, empreint de style et de beauté.
Il reflète le talent et la sensibilité de mon bâtisseur.

Mais je suis volume et je m’inscris dans l’espace.

Lorsque je suis clôture, je délimite vos surfaces et me dresse en obstacle.
Je vous expose, de part et d’autre, mes deux faces opposées, et quand l’une est visible, l’autre demeure cachée.

Lorsque je soutiens un terrain, en fractionnant la pente du sol, je ne vous présente plus qu’une face. L’autre s’adresse à la terre.
C’est mon côté obscur, mon parement interne. Il n’est pas aussi beau, pas aussi soigné que mon parement externe qui, visible, se pare d’un fruit1.
Mon parement interne se moque des apparences.
Dénué de superflu, il travaille en profondeur et entretient des relations intimes avec son environnement.
Avec mon voisin le drain, il s’oppose aux forces telluriques et draine l’eau de ruissellement.
Il dialogue avec le sol, temporise, absorbe.

Dans un cas comme dans l’autre, mes pierres de parement ont aussi une vie intérieure. Bien calées dans mes entrailles, à l’abri des regards indiscrets, elles structurent mon organisation interne.
Ainsi,les queues2 des moellons3 reposent en quinconce afin d’assurer au mieux le report des charges.
Boutisses4 et panneresses5 s’alternent, s’entrecroisent en formant des clefs6 dans un maillage bien serré.
De temps à autre une boutisse parpaigne7 traverse mon intériorité afin de solidariser mes deux faces opposées.

Et comme la nature a horreur du vide, les miens sont comblés avec les pierres de blocage.
Celles-ci viennent verrouiller les assemblages, achevant ainsi l’œuvre créatrice qui constitue mes assises et assure mon élévation.

Bâti à sec donc sans mortier, je possède dans mes organes de nombreuses cavités et interstices qui sont autant de gîtes pour toute une petite faune nécessaire au bon équilibre de l’environnement.
Abritant tout un écosystème, je peux m’enorgueillir d’être un micro-biotope."


1Inclinaison du parement extérieur vers l’intérieur du mur.
2Longueur adjacente au parement.
3Pierre de construction facile à employer du fait de son poids et de sa forme.
4Pierre dont la plus grande longueur est disposée perpendiculairement au parement du mur.
5Pierre dont la plus grande longueur est disposée parallèlement au parement du mur.
6Superposition alternée de boutisses sur au moins trois assises.
7Boutisse dont la longueur est égale à la largeur du mur.


PARTICIPEZ à notre prochain
Stage de Formation Initiale
à la construction/restauration des murs de pierre sèche.

Samedi 30 avril 2016
Soirée publique thématique:
Technique pierre sèche et Paysages du Clunisois



Photo : Martin Muriot. L'intérieur du mur de pierre sèche.


Le secret des pierres

Les pierres connaissent tout des secrets de l’univers.
Elles contiennent, enfouie dans leur mémoire, la mystérieuse extase qui fut à l’origine de notre monde.
Et c’est dans un temps hors de notre temps, complices de l’eau venue des étoiles et du formidable éclat de la lumière solaire, qu’elles virent un miracle tellement extraordinaire que les hommes, plus tard, l’attribueront aux divinités.
Un miracle fabuleux que pourtant, chaque être, à sa façon, perpétue depuis la nuit des temps. Le miracle de la vie.

Mais tandis que l’eau chante et court, que la lumière rayonne et joue avec l’ombre, les pierres, elles, se sont installées dans le silence et l’immobilité.
Pourtant je vois bien, moi qui les caresse chaque jour du regard et de la main, que si leur discrétion est réelle, leur inertie, elle, n’est qu’apparente.

Les pierres frémissent, savez-vous ? Elles chantent même, enfouissant leur voix caverneuse ou cristalline sous les ailes du vent, et frissonnent, se fissurent ou éclatent les soirs de lune ou de grand froid.
(…)
Le langage des pierres est comme une onde, une vibration, un grand frisson.
Il touche à la partie invisible du monde, celle où l’on s’avance en fermant les yeux.
C’est un appel au recueillement.
Le regard s’est tourné vers l’intérieur et les bouches se sont tues.
Alors commence à monter le chant des pierres.
Rythme imperceptible, comme la pulsation d’un cœur dans la poitrine du monde.
Harmoniques cristallins. Légèreté suprême. Ordre du cosmos qui échappe à tout entendement.
Autres dimensions, profondes et insondables mais accueillante.
Autres perceptions, fines et délicates, métaphysique.

Immanence de la pierre et transcendance de l’homme. L’homme qui a pris refuge.
En son fort. Son for intérieur.
Ainsi, lentement, doucement accordant son cœur à la beauté de cette musique intemporelle, il peut se mettre en résonance et s’unir au monde. Et à son chant.

Extrait de « Le secret des pierres, petite célébration du monde minéral »,
Marie Chastel, pages 13 et 71, éditions Transboréal


Rencontrez Marie Chastel
émission de radio sur France Inter


Photo : Marie Chastel, "Nuée minérale", photographie argentique, collection de l'auteur.


Des pierres qui murmurent aux cœurs des hommes

« Lorsque j'était enfant, j’ai senti un appel qui semblait surgir de l’univers, qui s’exprimait à travers la nature et résonnait en moi comme une évidence.
Cette voix, ces images et ressentis parlaient d’une réalité et d’un peuple dont, à cette époque de ma vie, j’ignorais tout.
Cet appel m’a mené par-delà les océans, dans des plaines arides, brulantes en été et glacées en hiver, à la rencontre d’un peuple.

Là-bas, parmi le peuple amérindien des plaines des Etats-Unis, j’ai rencontré celui qui est devenu mon grand-père adoptif. Il s’appelait Grover Horned Antelope ou, dans la langue lakota « Wanage Hokshila », litéralement "homme sacré au service de cette voix qui nous enseigne les vérités anciennes".
C’est lui qui a éveillé en moi l’attention de prêter l’oreille aux murmures des grands-pères. Car, pour les Lakotas, les pierres sont nos grands-pères.
Gardiens des sagesses et des mémoires des formes de vies passées, présentes et futures.
Dans la cosmogonie amérindienne, tous les règnes de la nature sont vivants.

Le règne minéral est reconnu comme le plus proche du Créateur puisqu’il ne cherche en aucune manière à remettre en question le rêve original.
Le minéral se contente d’être tel qu’il est.

Le règne végétal, de par le fait de croître, exprime une certaine liberté. Il se tourne vers le soleil, s’allonge pour aller rechercher la lumière, pousse, vieillit et retourne à la Terre pour l’enrichir de son humus.
A travers ce cycle, chaque plante se construit autour d’une force de vie qui lui est propre.

Il y a ensuite le règne animal, dans toute sa diversité. Chaque espèce imagine sa propre manière d’organiser sa survie, sa réaction face au danger, la pérennité de son espèce, son organisation sociale, et la gestion du partage de territoire avec les autres espèces. L’animal dispose de la possibilité d’inventer à sa manière son incarnation et possède déjà une grande liberté de choix, même s’il est fortement soumis à son instinct.

L’humain, est cet être unique qui dispose du libre arbitre. Il peut choisir sa manière de s’exprimer dans la vie, indépendamment de son instinct. Il a même la liberté d’adopter des comportements qui ne sont pas forcément au service de la cohésion de l’alchimie de Dame Nature. C’est donc dans cette liberté même, qu’il a aussi la possibilité de s’éloigner du rêve original du créateur.

Pour en revenir à nos cailloux, et bien comprendre cette place très particulière du minéral, il est nécessaire de savoir comment s’éveille la vie selon cette compréhension amérindienne :
A la naissance, l’enfant est accueilli par le premier esprit « Nya », le souffle. Arrive ensuite, progressivement, le second esprit « Nachi » ou celui qui ressent. Rapidement, l’enfant est toute émotion. Lorsqu’il est en colère - il est colère ; lorsqu’il est triste - il est tristesse, lorsqu’il est heureux - il s’illumine et lorsqu’il aime – cela lui donne des ailes. Avec le troisième esprit « Sichan », arrive le « spirit helper », cet aide à notre esprit qui éveille le libre arbitre.

Lorsque ces trois esprits sont parfaitement alignés, lorsque le souffle fluide permet aux ressentis et émotions de circuler harmonieusement, tout en étant en contact avec ce libre arbitre, qui nous permet de prendre du recul et de relativiser l’impact émotionnel, arrive alors «le quatrième esprit, « Nachila ».
C’est notre esprit supérieur, celui qui est au contact direct de cette vérité universelle, des vibrations qui traversent les temps et les âges et qui entendent les murmures des grands-pères pierres que ce peuple nomme « Tunkashila ».
« Tunka- » la pierre, « -shi- » qui possède un esprit, « -la » que j’aime.

Ils les utilisent lors d’un rituel durant lequel des pierres basaltiques sont chauffées dans le feu. Une fois chauffées à rouge, les pierres sont introduites au centre d’une hutte circulaire dans laquelle sont regroupés les participants.
Celui ou celle qui est en charge de cérémonie verse alors de l’eau sur les pierres, provoquant ainsi un bain de vapeur, qui est considéré comme le souffle des grands-pères.
La cérémonie se déroule en quatre étapes (purification, prières, guérison et remerciements) agissant sur les différentes dimensions des hommes (physique, émotionnelle, mentale et spirituelle) et les reliant aux différents règnes.

Depuis de nombreuses années, je vis au rythme de ces rituels de santé que les Lakota appellent « Inipi », litéralemet "chant de la terre", dans lesquels les grands-pères pierres sont un élément central.
Etre en contact avec l’univers vivant me rend plus joyeuse, plus entière, plus consciente.
Je remercie le clan des pierres, des grand-mères et des grands-pères pour leur sagesse, leur enseignement, leur générosité. »

Katharina Bürki, association Sensibility.



Photo : Johan Mary. Pierre basaltique rougie par le feu.


La citation de la saison

"L'Echo des Cailloux"... l'actualité du réseau





Rapport d'études :
LES OUVRAGES EN PIERRE SÈCHE
OU FAIBLEMENT HOURDÈS.


Le programme PEDRA a été retenu
lors de l’appel à projets
"Concevoir et construire pour
le développement durable"
,
financé par le Ministère de l’Écologie.

Travaux scientifiques
d'expérimentations;
de modélisations;
d'analyses du cycle de vie;
de validations sur ouvrages;
d'améliorations de la technique de construction
et des protocoles de réparation.

TELECHARGEZ LE RAPPORT







RENCONTRES REGIONALES
de la PIERRE SECHE

en ALSACE

11 et 12 Mars 2016

Ungersheim (68)

Les rencontres régionales
de la technique pierre sèche
mettront à l’honneur
les récents travaux de recherche,
les initiatives locales de développement
et donneront la parole aux praticiens.


Colloque et visites de terrain

PLUS D'INFO






COLLOQUE - 1ère édition

17 et 18 mars 2016

L’objectif des
Journées Nationales Maçonnerie
est de rassembler les acteurs
(constructeurs, maîtres d’ouvrage,
maîtres d’œuvre, chercheurs, etc.
) impliqués au niveau national dans
la conservation du patrimoine,
la construction neuve, la réglementation
et l’analyse des structures en maçonnerie.

Ces journées devront permettre de favoriser les échanges et de susciter une dynamique autours de cette thématique.

PLUS D'INFO

Téléchargez
l'INVITATION à participer.






SOUSCRIPTION
pour la réalisation du film

« Gestes de pierre » (dvd)

Ce film documentaire porte sur les gestes de la construction en pierre sèche.

Il décrit le déroulement d'un chantier
de restauration d'un mur de soutènement d’une terrasse de culture.

Il permettra la découverte et
la transmission des savoirs-faire vernaculaires à l'intention
de publics divers:
institutions, associations, formation professionnelle, artisans, agriculteurs, particuliers en démarche d’auto-construction, curieux intéressé par la pierre sèche.

Dossier de présentation du film.




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Conception, rédaction (sauf mention contraire) et mise en page: Martin Muriot

Conception graphique, assistance en code source et infographie: Johan Mary

Production: association "Laviers & Muraillers de Bourgogne"
Tous droits réservés - Janvier 2016

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